Mavoca

Ma vocalité est elle correcte ou dispensable, sidérante plutôt que sidérale, alors mélodie en sous sol, ou « en sou seul » la clé du pouvoir n’est pas dans la boite à gant, car un moignon ne peut témoigner pour une main, même une caresse, qui s’userait à roder sur une chair qui l’a vomie.

Ma localité est-elle collecte ou repérable, considérant plutôt que sidéré, alors harmonie en mi dos, ou « en dou mil » les clés du couloir ne sont pas dans l’espoir de la botte de gants, car mes moignons n’ont plus de colère, s’ils espéraient des armes, ils se sont brûlés à frémir, ils se sont cruauté fidèle ornés de misère.

On s’attendait à tous, plutôt qu’à tout, souvenirs ne sont que larmes en sommeil, mais elle aime voir d’autres choses parle et reparle cite dans la rugosité d’un langage bancal et sans estime que mes mots n’ont plus de coeur, comme s’ils en avaient eu un, non, des coeurs, des coeurs par bouchons, par wagons car je ne parle jamais pour moi qui n’existe pas, qui ne suis pas né, je ne parle que pour eux, les mots comme les morts, les souvenirs d’Elsa pour ceux qui lisent, les souvenirs de Marie pour ceux qui comprennent, les souvenirs d’une fée adorée pour ceux qui savent aimer, mais pour les autres qui baignent dans la sanie de larmes trop longtemps taries, pour les autres je n’ai plus de colère, je n’ai plus de rugissement, mes mots se sont déclarés ailleurs, je ne commente plus l’évènement ici pas plus qu’ailleurs, si j’écrivais tout ce que je vis ou tout ce que je danse, il n’y aurait pas d’estime autre que sur la roue, la cinquième roue, et le cas rosse oui le cas rouge, celle qui prend les rêves et les mets dans des boîtiers, et danse autour en disant « dans les bois t’y es»

Ma volatilité est un espoir, celle de sortir un soir du fumoir, car elle est belle et aussi charmante et les mots ont aussi de la chance quand ils savent faire sortir la couleur tendre au défaut de la douleur rouge, qui bouge.

Ma vocalité est elle correcte ou dispensable, sidérante plutôt que sidérale, alors mélodie en sous sol, ou « en sou seul » la clé du pouvoir n’est pas dans la boite à gant, car un moignon ne peut témoigner pour une main, même une caresse, qui s’userait à roder sur une chair qui l’a vomis.

Ma localité est-elle collecte ou repérable, considérant plutôt que sidéré, alors harmonie en mi dos, ou « en dou mil » les clés du couloir ne sont pas dans l’espoir de la botte de gants, car mes moignons n’ont plus de colère, s’ils espéraient des armes, ils se sont brûlés à frémir, ils se sont cruauté fidèle ornés de misère.ils se sont témoignés des larmes en échange dans les jardins au loin in the Miller skies.

Pant 2005

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Bocas abiertas

Vox alitée. Macadam d’une langue déroulée, piétinée, mâchée comme papier. Fraise aplatie, papyrus d’une encre de salive vomit des jaunissures rances comme des rejets de roses tabacs. Pétale flétri et des épines en ronce bordent en strates l’épithélium squameux de tes désirs. Sècheresse. L’arrosoir est ailleurs. La feuille sèche dans l’herbier de tes idées folles. Clapet fermé rumine encore des espoirs à jeter dans la corbeille à papier. Bouchonnés bien à plat comme des noeuds de marins sur les ex-voto. Des labyrinthes de cordage s’enroulent au fond de ta gorge et tu serponnes des hoquets à n’en plus répondre, à n’en plus croire qu’elle.

Vox alitée. Papilles agitées de spasmes. Baisers et zuckende Körper. Lèvres enflées de désir. Elle s’enroule à l’autre pour une nouvelle langue. Elle parle l’autre avec lui et il parle aussi l’elle avec elle pour s’envoler au 4ème sans as sans sueur qu’un coeur qui virage à chaque regard. La langue se courbe sinueuse en des lacs de blancheur sur les ventres essoufflés. L'(ui-t) écrire plume en bouche pour d’ire cette rage de caresses. Plein, déliés et circumvallées, il glisse dans le sillon. Le canal s’humidifie pour une (al)chimie cérébrale dans le corps-texte. Le tissu s’électrise, vibre, et crie. Une nouvelle voie sur le parchemin des rêves.

Bocal lit thé: tu as la fièvre si je t’oublie quand l’autre me sert dans ses lianes. Poisson rouge dans ta mémoire, tu ne sais plus ce que tu dors, fends l’asthme de tes lits-coeurs sur la machine à tisser de tes doigts de pianistes. Jungle. Mes mots reviennent vers toi pourtant pour tant de langues entremêlées. Les nôtres pour des fibres qui ne se comprennent que de nous. Sorcière polyglotte, je gigue autour de ma boîte de Pant-d’or, mais c’est pas pareil. Si je parle l’ailleurs, c’est comme déchirer un bout de ma grande feuille et t’écrire un peu de mon mystère. J’ai bu ton ancre et ça racle au fond de mes nuits. Je serai la main qui prolonge le moignon pour que l’âtre de nos lettres languissantes ne se cendrent pas. Il y a bien assez de poignets qui se larment de pourpre pour charcuter des destins. Nos mains se lierrent pour déraciner des peaux-aiment sous mille cieux.

Féludorée

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Patrick Duquoc

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